Prélude
Les pages se sont ouvertes à moi comme mon chemin de vie.
Blanches, entres les lignes, de longues contemplations, de longs temps d'expiration,
des entrevues manifestées à la conscience.
J'ai aimé écrire ce récit. J'ai été d'une patience infinie.
Il m'a accompagné, enseigné, m'éclairant l'avenir, le passé, à l'intérieur.
Dans un espace temps circulaire, surtout pas linéaire.
J'aime les rythmes de mes femmes de vies intérieures,
cette re-co-naissance à travers la vie, la mort, la vie.
Ici, la-bas, de l'autre coté, dans l'éternel instant-présent.
Inspiration... La Danseuse m'a donné son souffle il y a quelques années
afin de la faire vivre autrement.
Les écritures étaient là connues par coeur,
inscrites depuis toujours.
J'ai ouvert mon histoire profonde.
Je me suis offerte à elle et je l'offre à vous,
à votre rythme, à votre création, vos rêves et mondes sacrés.
Trois peintures, trois voyages, chacun indépendant, inséparable, complémentaire.
Trois cycles pour une seule et même vague de jouissance d'être Vie.
La Petite Fille, La Femme, La Vieille Femme Sage pour retrouver l'unité de La Femme-Déesse.
Avec Amour ce récit
vous guide entre les Mondes,
au Coeur du Coeur...
Je vous Aime.
Quelques extraits:
***
Elle vit de l'air du temps.
Elle vit en-dehors du temps.
Elle s'enivre d'air.
De liberté
La Danseuse.
La passagère
exaltée sous le soleil de midi,
sur la place d'un village,
exulte ses joies, ses peines, ses colères,
se détourne, s'échappe.
Cette générosité est le seul lien tissé avec le monde.
Elle poursuit inlassablement son rêve.
Elle recherche L'Oiseau, LuLubelle.
(page1)
***
Pendant que son corps se froisse,
son coeur rétrécit,
silencieux, L'Oiseau perché,
lit cette tristesse, entend ses pensées de détresse.
En quelques battements d'ailes,
il se pose devant elle qui gît là inerte.
Son plumage aux essences de soleil et de lune,
embaume l'air vicié de la ville.
Dans un large souffle,
il commence à chanter.
Il désire voir ce corps
respirer son parfum,
il désire voir ce corps
tressaillir à chaque note.
Et le corps tressaille
s'émeut et se livre,
s'étire et se pose
se repose et s'éclaire de l'intérieur.
(page 8)
***
LuLubelle sur les routes, joyeuse, heureuse, rieuse,
délivre ses danses sur son passage en magicienne du Vent.
LuLubelle, aux ailes et au corps ondulant désire,
la respiration pleine, s'entretenir avec La Mer.
Elle voyage, ses pas effleurent à peine le sol.
Elle suit la voie, le chuchotement du coquillage,
le bruissement du vent, la lumière irisée de L'Oiseau.
(page 15)
***
Il est venu
Le Cerf.
Humble, doux, majestueux.
En reliance avec L'Oiseau,
il s'est approché lui offrir de la force.
Sa protection. La chaleur. Un ancrage.
Il a veillé.
Il murmurait de danser pour La Terre, Le Soleil.
Infiniment.
Tendre.
De danser pour elle, de danser pour l'Amour,
en résonance
avec les Racines, Les Étoiles, Les Vents.
Glacée, elle restait coupée de ses sens, errante.
Cramponnée à ses allégories cauchemardesques.
Enlisée de tristesse intenable.
Toute petite.
Est-ce Le Vent caressant mes paupières,
une Lumière plus douce sur le paysage
qui m'ont donné l'en-vie
le courage d'ouvrir les yeux,
d'affronter ce que je refuse ?
(page 24)
***
Elle se pose un long moment
les pieds scellés pour ne pas s'envoler;
pas tout de suite pas trop vite;
les bras en croix, s'abandonne
au délice de l'air qui s'engouffre dans sa gorge.
Il la purifie, l'exalte, l'exauce.
Elle rit, partage avec tous les êtres
son immense bonheur.
La Mer, Lumières, ombres et vagues, chants,
musiques et rituels indécelables avec le ciel.
Ils semblent s'épouser,
La Mer, Le Ciel.
S'embrasser, ne jamais s'opposer.
C'est une absolue rencontre
aux baisers d'Eau et d'Étoiles,
d'écumes et de pépites d'or.
Le Cerf s'étire, s'inspire;
la somptueuse ramure dressée.
Un brame sourd appelle vers la voûte céleste
tel l'Arbre de Vie.
(page 29)
***
Seule, pleine des trésors offerts,
elle suit le fil rouge, longe La Mer;
ses pas fluides sur le sable
impriment l'histoire, le passage, son avenir.
Le chant d'amour de La Terre fertile l'attire.
L'Etoile du jour sème des graines d'abondance;
l'aurore, tracée de filaments argentés.
Le souffle tiède l'accompagne vers le blé mûr,
les fruits gorgés de sucre.
Le baiser nectar de rêve.
L'esprit du papillon crée la métamorphose multiple,
divulgue le pollen ambré des fleurs butinées,
émerveille les yeux.
Intimité de la vague de joie en secret même de la conscience.
La douceur l'a rencontrée dans une nouvelle étreinte.
(page 36)
***
Ô brille Le Silence
Le Diamant immense.
La magnificence te fiance
à l'Amour Cristal
pour l'éveil sans fin.
Tourne mon Amour,
ne sois plus assoiffée,
vis les cycles de L'Eau.
Parfum de Terre putréfiée, purifiée.
Coule-Torrent-Lave et transforme les émotions.
Eau-Coule-Torrent, arpente le sentier,
sillonne jusqu'au détournement de l'apparence,
retourne à ta source.
Eau claire, boueuse, impétueuse, vivifiante, féconde
Mets au Monde Shankala.
dis lui qui elle est.
Dépose en son oeuf la création.
Création vers la mutation de la chair et de l'esprit
et porte l'enfant vers le Soleil dans la prière dorée
(page42)
***
Chemin vert.
Vert de la forêt aimée.
Les arbres frémissent, les fleurs se courbent.
Le souffle est chaud aux odeurs de miel boisé.
Les pierres roulent sous ses pas,
comme des milliers de visages familiers.
La terre odorante se fait plus douce
encore plus savoureuse,
et une lumière de La Beauté,
une naissance de Luz
irradiante manifeste une porte transparente.
Elle ouvre cette porte sans hésiter un instant,
en fluidité de vie
et là, son coeur émet, irradie aussi cette même liberté.
Elle reconnaît la lumière,
elle reconnaît le chant que tout son être vibre.
Elle se reconnaît, sans plus de séparation
entre son être de chair et son être divin.
(page 47)
***
Shankala resta longtemps dans cet Oasis de Lumière.
Elle recontacta par ses mémoires
et la magie de la présence de La Vieille Femme Sage,
l'art de guérison,
l'art de la douceur,
l'art du chant cosmique.
Elle apprit à communiquer,
à faire confiance en l'être humain.
Elle découvrit la vie en conscience
dans l'espace sacré du coeur,
à l'écoute de sa guidance,
au service de son Maître intérieur.
Un jour l'appel de La Forêt était
si impérieuse, forte, insistante,
que Shankala choisit de poursuivre son chemin
à la rencontre du nectar sacré de celle-ci,
là d'où venaient les chants qui s'offraient à elle
chaque fois qu'elle appelait La Guérison.
C'était un long voyage, une grande mer à traverser,
d'immenses montagnes à dépasser.
Elle rassembla quelques affaires,
embrassa avec une infinie tendresse La Vieille Femme Sage,
celle qui lui avait donner la Lumière de La Vraie Vie.
(page 51)
site optimisé pour Mozilla Firefox